Ne pas repondre dgfip finances gouv fr : reconnaître une arnaque et réagir

La DGFiP ne réclame jamais un paiement immédiat par e-mail ou par SMS.

  • Ne répondez jamais : une adresse « ne pas répondre » est unidirectionnelle.
  • Ne cliquez sur aucun lien ni pièce jointe du message reçu.
  • Vérifiez l’expéditeur : domaine au nom proche de « dgfip » mais faux.
  • Aucun SMS de la DGFiP pour un impayé ou une amende.
  • Connectez-vous en tapant vous-même impots.gouv.fr dans le navigateur.
  • Méfiez-vous des numéros surtaxés 0 899 ou 0 891 dans les faux SMS.

Comment reconnaître un mail ou SMS frauduleux de la DGFiP

La DGFiP (Direction générale des Finances publiques) ne vous contacte jamais par e-mail ou SMS pour réclamer un paiement immédiat ou vous menacer. Les fraudeurs imitent pourtant son apparence avec précision. Voici les indices qui doivent immédiatement éveiller votre méfiance.

  • Expéditeur suspect : adresse proche de « dgfip » mais avec une faute ou un domaine étrange (ex. : impots-gouv.info).
  • Faux signataire : le message se termine par « la directrice générale des Finances publiques » sans nom précis ni référence officielle vérifiable.
  • Lien malveillant : un bouton ou un texte vous invite à cliquer pour « régulariser » ou « consulter » votre dossier.
  • Fautes et incohérences : orthographe approximative, logos flous, montant sans rapport avec votre situation réelle.
  • Aucun SMS pour impayé : la DGFiP n’envoie jamais de SMS pour un défaut de paiement ou une amende impayée.

Le réflexe à adopter face à un message douteux

Ne répondez jamais, ne cliquez sur aucun lien et n’ouvrez pas les pièces jointes. Un message envoyé depuis une adresse « ne pas répondre » est en principe unidirectionnel : toute réponse part dans le vide, y compris vers un fraudeur.

Les numéros surtaxés de type 0 899 ou 0 891 présents dans certains faux SMS n’ont aucun lien avec les services fiscaux. Aucun agent de la DGFiP ne vous demandera vos identifiants, mots de passe ou coordonnées bancaires par message non sollicité.

En cas de doute, connectez-vous uniquement en tapant vous-même impots.gouv.fr dans votre navigateur, jamais via le lien reçu. Le message « AMENDES.GOUV, régularisez votre situation » est un modèle d’arnaque connu : il vise à créer un sentiment d’urgence artificiel.

Arnaques usurpant l’identité de la DGFiP (phishing)

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L’hameçonnage (ou phishing) consiste à se faire passer pour la DGFiP afin de vous pousser à cliquer sur un lien malveillant ou à transmettre des informations personnelles. Les fraudeurs exploitent la confiance inspirée par l’administration fiscale pour vous piéger.

Fausses notifications et menaces utilisées par les fraudeurs

  • Faux remboursement d’impôt : un gain inattendu vous est annoncé pour vous inciter à cliquer.
  • Fausse fraude fiscale détectée : un « rapport d’audit » vous accuse à tort pour créer la panique.
  • Menaces huissier ou amende : saisie, poursuites ou forces de l’ordre sont évoquées pour vous presser.
  • Faux formulaire en pièce jointe : un document à « compléter » récolte vos données bancaires.

Ces messages jouent sur l’urgence et la peur. Un vrai courrier de la DGFiP ne réclame jamais vos identifiants ou mots de passe par email.

À découvrir aussi

Face à ces messages qui jouent sur l’urgence, mieux vaut savoir reconnaître les traces laissées par une intrusion : l’indicateur de compromission sert justement de preuve numérique après coup.

Pour gérer au mieux vos coordonnées et vos échanges, un outil dédié aide à centraliser les informations clients dans une base unique, en finir avec les fichiers éparpillés. Il regroupe nom, email, téléphone et historique d’achats, tout en affichant les échanges sur une seule page. On peut aussi enrichir et segmenter ces données selon son secteur. centraliser les informations clients

FOVI et ciblage des entreprises

Le FOVI (faux ordre de virement) vise surtout les entreprises. Un fraudeur se fait passer pour un fournisseur ou un dirigeant et demande un changement de RIB pour détourner un paiement.

Dans le cadre d’une fraude au président, l’escroc usurpe l’identité d’un supérieur hiérarchique et exige un virement confidentiel et urgent. Vérifiez toujours par un second canal avant toute opération.

Que faire si vous avez été victime ou avez cliqué

Un clic sur un lien douteux ou une réponse envoyée par réflexe ne signifie pas que tout est perdu. Ce qui compte, c’est la réaction dans les minutes et les heures qui suivent. Voici les réflexes à appliquer dans l’ordre.

  • Conserver captures et preuves : message, adresse de l’expéditeur, lien ou site visité, date et heure.
  • Ne jamais communiquer identifiants : codes, mots de passe, numéro de carte ou identifiant fiscal restent confidentiels.
  • Signaler sur cybermalveillance.gouv.fr : la plateforme oriente vers l’assistance adaptée à votre situation.
  • Déposer plainte police gendarmerie : utile si des données sensibles ont été transmises ou un préjudice subi.
  • Vérifier informations avant toute action : contactez la DGFiP via les coordonnées officielles de impots.gouv.fr ou votre espace particulier.

Ce dernier point mérite une attention particulière : si un message vous demande de rappeler un numéro surtaxé, de valider un remboursement ou de régulariser une amende, ne répondez pas par le canal indiqué. Passez toujours par votre espace personnel sur impots.gouv.fr ou par le numéro officiel figurant sur votre avis.

Vous avez saisi vos identifiants ou des données bancaires

Agissez vite. Modifiez le mot de passe de votre espace impots.gouv.fr et de toute boîte mail liée. Si vous avez communiqué des informations bancaires, contactez immédiatement votre banque pour faire opposition sur les opérations suspectes. Prévenez aussi votre employeur si le message reçu concernait une entreprise, car les fraudeurs ciblent souvent les procédures de virement.

Vous ne savez pas si vous avez cliqué

En cas de doute, considérez le message comme suspect. Ne répondez jamais à une adresse « ne pas répondre », qui de toute façon n’aboutit à aucune boîte consultée et peut confirmer aux fraudeurs que votre adresse est active. Analysez ensuite l’ordinateur avec un antivirus à jour, puis surveillez vos comptes pendant quelques semaines.

Enfin, partagez l’information avec votre entourage : les campagnes d’hameçonnage ciblent souvent plusieurs personnes d’une même famille ou d’une même entreprise le même jour.

Où signaler un mail ou SMS frauduleux

Pour tout message suspect usurpant l’identité de la DGFiP, la première plateforme à utiliser est cybermalveillance.gouv.fr. Elle permet de signaler l’arnaque en quelques clics et de recevoir des conseils adaptés à votre situation. Si vous avez subi un préjudice, déposez plainte auprès de la police ou de la gendarmerie.

Vous pouvez aussi informer la DGFiP par courrier si vous ne disposez pas d’adresse électronique. Les messages d’information destinés aux usagers sont publiés dès le 17 août, et le partage officiel se fait via impots.gouv.fr. En cas de doute, ne répondez jamais au message : consultez directement ces sources officielles.

Enfin, rappelez-vous qu’aucun service public ne vous demandera vos codes, identifiants ou mots de passe par mail ou SMS. Un message non sollicité doit toujours éveiller la méfiance, même s’il semble provenir d’une adresse officielle.

Accès illégitimes au système d’information de la DGFiP : ce qu’il faut savoir

La DGFiP a subi des accès illégitimes à son système d’information, constatés en juin et juillet. La cause identifiée est une usurpation des identifiants d’agents publics, ce qui a permis aux fraudeurs de consulter des données concernant à la fois des particuliers et des professionnels.

Les informations consultées incluent votre identifiant fiscal, vos coordonnées postales, ainsi que vos coordonnées téléphoniques et électroniques. Ces éléments, une fois entre de mauvaises mains, peuvent servir de base à des tentatives de phishing, à des appels de faux conseillers bancaires ou à une fraude au président visant les entreprises.

La DGFiP a prévu de notifier les usagers concernés à partir du 17 août. Si vous recevez un message à ce sujet, ne répondez pas depuis l’adresse « ne pas répondre » : consultez directement votre espace sur impots.gouv.fr pour vérifier toute information officielle. En cas de doute, redirigez-vous vers les canaux de signalement déjà indiqués.